Deux
super titres
1. Alma
Brasileira - Bachianas Brasilieras...
2. Modinha:
Brazilian Songs
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2. La musique érudite brésilienne
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- L'affirmation de la musique érudite brésilienne
Dans la première partie (origines) et
la deuxième partie (romantiques et européens)
de cette étude, nous avons évoqué les moments les plus importants de la
création musicale dans notre au cours du XIXe siècle. Dans
la partie qui suit, nous verrons comment celle-ci va s'affirmer et acquérir
sa propre personnalité sur la scène musicale internationale.
1922 - Une année clé
Des écrivains (dont Mário de Andrade) et autres artistes lancent
en 1992 un événement qui va opérer un changement
profond des arts et de la culture brésilienne. Il s'agit de la
Semaine de l'Art Moderne (Semana de Arte Moderna). Ainsi, tout juste un
siècle après l'Indépendance du pays, celui-ci affiche
sa volonté, dans le domaine des arts, de rompre avec son passé
et cherche sa propre voie ou à se forger une synthèse.
Heitor Villa-Lobos
Fort impregné qu'il est de l'esthétique européenne néoclassique, le compositeur
Villa-Lobos ne met pas moins en avant des éléments issus du folklore de
son pays. En témoignent les oeuvres qu'il joue en cette année au Teatro
Municipal de São Paulo. L'auteur des Bachianas brasileiras fera figure
de chef de file d'une nouvelle école. Ces nouveaux acquis musicaux
serviront de modèle à bien d'autres compositeurs, tels Francisco Mignone,
Lorenzo Fernandez, Radamés Gnattali, Mozart Camargo Guarnieri, parmi d'autres.
Dans les années qui suivent, les deux tendances qui se dégageaient déjà
par le passé ont continuer leur évolution, à savoir, celle de l'ancrage
de la musique érudite brésilienne sur le modèle européen dominant et celle
d'une musique en quête de nouvelles racines et d'éléments autochtones.
Représentant le premier courant, le professeur Hans Joachim Koellreuter,
fonde, en 1939, le Movimento Música Viva (Mouvement Musique Vivante),
lequel a pour fait le plus marquant l'introduction de la musique dodecaphonique
au Brésil. Parmi ses disciples, citons: Cláudio Santo ro(), Guerra Peixe
(), Eunice Catunda et Edino Krieger.
De leur côté, les adeptes d'une musique plus brésilienne (), poursuivent
leur chemin.
1950 - Les années de convergence
C'est à partir de 1946, avec le Manifeste pour la Musique Populaire Brésilienne
que signent parmi d'autres Cláudio Santoro, Guerra Peixe, Eunice Catunda
et Edino Krieger, que la tendance nationaliste va grossir ses rangs. La
tradition brésilienne va faire son entrée définitive dans la musique et
d'autres compositeurs (tels Marlos Nobre et Almeida Prado) seront au nombre
des piliers de la musique érudite de souche brésilienne.
Dans la seconde moitié du XXe. siècle, la musique érudite brésilienne
arrivée à la maturité s'ouvre à de nouvelles influences, tels que nous
le verrons dans la quatrième partie de cette
étude.
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