1.
A
Brazilian Extravaganza
2. Tribalistas
- Nouvelle version (inclus 2...
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2. La musique érudite brésilienne
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- De la période pré-cabralienne (avant 1500) à la fin du XVIIIe siècle
Les origines et les sources indiennes
C'est à Pero Vaz de Caminha (1500) que l'on attribue les premières références
à la musique sur le territoire brésilien dans la période pré-cabralienne.
En effet, c'est dans son rapport au Roi du Portugal - la célèbre Carta
[Lettre] de Pero Vaz de Caminha - qu'il fait des références aux musiques
exécutées par les natifs de la côte, les indiens Tupi.
Ces musiques sont interprétées à l'aide d'instruments assez rudimentaires,
essentiellement des instruments à vent (des flûtes), des percussions,
des maracas faites avec des calebasses.
Les premiers apports européens: le chant grégorien
Il faudra attendre les débuts de la colonisation effective (1549) pour
que l'on atteste l'existence d'autre types de musiques, à savoir, les
chants à caractère religieux. Les premiers jésuites arrivés sur la colonie,
tel le Père Manoel da Nóbrega (), utilisent dans leurs cathéchèses des
chants et des musiques fondées sur les chants grégoriens. Ce panorama
de l'évolution musicale restera sans grandes modifications jusqu'au XVIIIe
siècle.
L'âge d'or du baroco dit mineiro
Alors que l'évolution de la musique dans le Nordeste (Salvador
de Bahia était alors la capitale de la colonie) poursuit son chemin, c'est
dans le Sud-est que cette évolution s'accélère. L'opulence dégagée par
l'exploitation des mines d'or et de diamants du Minas Gerais ("Mines Générales")
permet la construction de riches églises et, de ce fait, contribue à l'essor
du baroque brésilien et de la création musicale qui, à cette époque, est surtout exercée par des
métis ("mulatos"), tels José Joaquim Lobo de Mesquita, Marcos Coelho Neto,
Inácio Parreira Neves et Manoel Dias de Oliveira.
Outre les villes mineiras (des "Mines Générales"),
ces traditions se renforcent dans la capitale, Salvador, et à Olinda,
dans la province du Pernambouc. Vers la fin du XVIIIe s., à Rio de Janeiro,
par exemple, le Père José Maurício Nunes Garcia, qui deviendra le premier
directeur du Conservatoire de Rio de Janeiro, emploie déjà des formes
plus personnelles dans les chants et la musique de la lithurgie de la
Chapelle de Rio.
Il faudra attendre le début du XIXe siècle, avec l'arrivée de la Cour
du Portugal à Rio, pour voir s'opérer des changements plus significatifs
dans l'évolution de la musique sur la Terra Brasilis. ( Suite...
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